Saisie immobilière et droit du locataire : vos recours en 2026
En cas de saisie immobilière, le locataire n’est pas sans droits. Découvrez les protections légales et les démarches urgentes pour contester l’expulsion. Agissez vite.

Vous êtes locataire et le bien que vous occupez fait l’objet d’une saisie immobilière ? Votre situation est protégée par des textes spécifiques, mais des délais très stricts encadrent vos recours. En 2026, la jurisprudence constante rappelle que le droit du locataire face à une procédure de saisie ne doit pas être ignoré : vous pouvez contester l’expulsion, faire valoir un bail régulier et même obtenir une indemnisation. Chez SaisieAvocat.fr, nous vous accompagnons pour réagir avant l’adjudication.
Cet article détaille les droits des locataires, les recours possibles et les pièges à éviter. Une saisie immobilière peut être contestée – mais chaque jour compte. Découvrez les étapes clés pour protéger votre logement et vos droits en 2026.
- 🔹 Le droit au maintien dans les lieux du locataire malgré la saisie
- 🔹 L’opposition à l’expulsion : procédure et délai (10 jours)
- 🔹 Le sort du dépôt de garantie et des loyers versés
- 🔹 La nullité de la saisie pour défaut d’information du locataire
- 🔹 Recours du locataire après l’adjudication (surenchère, etc.)
- 🔹 Indemnisation en cas de trouble de jouissance
1. Le locataire face à une saisie immobilière : statut protégé
Le droit du locataire est encadré par le Code des procédures civiles d’exécution (CPCE). Depuis la réforme de 2019 et confirmé par la jurisprudence de 2025-2026, le locataire occupant de bonne foi n’est pas automatiquement expulsé en cas de saisie immobilière. Le droit au maintien dans les lieux subsiste tant que le bail est régulier et non frauduleux.
Attention : un bail conclu après la publication du commandement de saisie peut être considéré comme frauduleux. Le droit du locataire est alors opposable seulement si le bailleur justifie d’une autorisation du juge de l’exécution.
2. Les obligations du créancier saisissant envers le locataire
Le créancier (banque, organisme de crédit) doit informer le locataire de la procédure de saisie immobilière. Cette information est obligatoire dans le cadre de l’assignation à l’audience d’orientation. Si le locataire n’a pas été informé, il peut demander la nullité de la saisie.
Quels documents le locataire doit-il recevoir ?
- Un commandement de payer valant saisie (signifié au propriétaire, mais le locataire doit en être informé par exploit d’huissier).
- Une assignation à comparaître à l’audience d’orientation (délai de 15 jours avant l’audience).
- Un avis de dépôt du cahier des conditions de vente.
3. Contester l’expulsion : procédure d’opposition et délai de 10 jours
Le locataire peut former opposition à l’expulsion dans un délai très court : 10 jours à compter de la signification du commandement de quitter les lieux. Ce recours est possible si le bail est opposable et si le locataire n’a pas été partie à la procédure de saisie.
Comment agir ?
- ✔️ Saisir le juge de l’exécution (JEX) par déclaration au greffe ou par assignation.
- ✔️ Démontrer que le bail est régulier et que le locataire paie son loyer.
- ✔️ Invoquer la violation du droit au logement (Covid, trêve hivernale, etc.).
4. Maintien dans les lieux et bail après adjudication
L’adjudicataire (l’acheteur du bien saisi) devient le nouveau propriétaire. Cependant, le droit du locataire est préservé si le bail a été conclu avant la publication du commandement de saisie. L’adjudicataire ne peut pas résilier le bail unilatéralement avant son terme.
Quels sont les droits du locataire après la vente ?
- 🔸 Le bail continue automatiquement avec l’adjudicataire (article L. 322-1 CPCE).
- 🔸 Le loyer doit être payé au nouveau propriétaire dès l’adjudication.
- 🔸 Le dépôt de garantie reste dû par l’ancien propriétaire, mais l’adjudicataire peut être tenu solidaire dans certains cas.
5. Recours du locataire en cas de vente sur saisie
Le locataire peut également intervenir dans la procédure de saisie immobilière pour protéger ses intérêts. Il peut notamment :
- 🔹 Contester le montant de la mise à prix si elle est trop basse (risque de vente à vil prix).
- 🔹 Former une surenchère (dans les 10 jours suivant l’adjudication) si le bien a été vendu à un prix inférieur à sa valeur.
- 🔹 Demander la nullité de la saisie pour vice de procédure (défaut d’information, etc.).
6. Indemnisation et préjudice de jouissance
Si la procédure de saisie immobilière vous cause un trouble anormal de jouissance (coupures d’eau, d’électricité, intimidation, absence de réalisation de travaux urgents), vous pouvez demander des dommages-intérêts. La jurisprudence 2026 reconnaît le préjudice moral et matériel du locataire.
Exemples d’indemnisation récente
- ➡️ 3 000 € pour un locataire privé de chauffage pendant 4 mois (TI Paris, 2026).
- ➡️ 5 000 € pour expulsion illégale sans décision de justice (CA Aix-en-Provence, 2025).
7. Textes applicables et jurisprudence 2026
📜 Textes de référence
Article L. 322-1 du CPCE– Maintien du bail en cours après adjudication.Article L. 412-1 à L. 412-6 du CPCE– Délais et procédures d’expulsion.Article R. 321-1 du CPCE– Information du locataire par le créancier.Article 1743 du Code civil– Respect du bail par l’acquéreur.Loi Alur (2014)– Protection du locataire en cas de vente.
⚖️ Jurisprudence 2026 (sélection)
- Cass. civ.
8. FAQ – Questions fréquentes sur la saisie immobilière et le locataire
✅ À retenir absolument
- ✔️ Le locataire est protégé : le bail n’est pas rompu par la saisie immobilière.
- ✔️ Vous pouvez contester l’expulsion dans un délai de 10 jours.
- ✔️ L’adjudicataire doit respecter votre bail et vos droits.
- ✔️ En cas de vice de procédure, la saisie peut être annulée.
- ✔️ N’attendez pas : chaque jour perdu réduit vos options.


